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Dérives sectaires et danger du reiki

Cette page a pour vocation d’informer nos visiteurs sur les méthodes déviées du reiki. En effet, la mission première de notre fédération est avant tout un devoir d’informations. Aujourd’hui, elle fait office de référence jusqu’au niveau académique européen, mais aussi pour les médias comme TF1.

Origine des dérives et danger du Reiki

La « lignée Usui » : début des dérives

Le fondateur du Reiki, Mikao Usui, meurt subitement, sans laisser d’écrits. A son décès, le docteur japonais Chujiro Hayashi se déclare dissident d’Usui. Il transforme la méthode d’origine du reiki, consistant à arrêter le mal de vivre, en méthode de guérison du corps.

Il forme Hawayo Takata, qui, à son tour, déforme le reiki. Elle y ajoute des concepts ésotériques, comme l’énergie universelle. Et commence à instaurer le principe de la lignée reiki.

Ces 2 personnes profitent de l’absence d’écrits d’Usui, et du fait que le fondateur ne puisse plus défendre son oeuvre, pour détourner son travail et l’authenticité du reiki. Comme ils attribuent des bienfaits irréalistes, basés sur des concepts non démontrables par la science, beaucoup de personnes les croient sur parole, sans penser à vérifier la véracité de leur propos. Il y a malheureusement beaucoup de manipulations mentales avec ces affirmations. Ainsi, plusieurs personnes assimilent le reiki à la notion de secte.

Aujourd’hui encore, de nombreuses personnes sont persuadées que le vrai reiki correspond à ce qu’en ont dit Hayashi et Takata.

Dérives sectaires et thérapeutiques du reiki

De plus, le reiki est régulièrement dénoncés pour ses dérives thérapeutiques, car de nombreux praticiens, insuffisamment formés, ont mis en danger la santé d’autrui.

Par exemple, certaines personnes proposent des formations de très courte durée pour former des professionnels. C’est comme si on proposait de former un professionnel de santé, ou un sophrologue, ou un thérapeute, en 2 jours… Tout cela peut mettre en danger des personnes fragiles et peu renseignées.

Se protéger de ces dangers pour la santé

Afin de limiter ces dérives sectaires et les dangers qui en découlent, la Fédération Française de Reiki Traditionnel a créé des labels distinctifs : Reikiologue, Reikiologie et Reikibunseki.

Ces labels qualité attestent de l’expertise et de l’éthique des praticiens qui ont été évalués et peuvent les utiliser.

Il est important de noter que DEKRA Certification valide les professionnels via processus de certifications tierce partie. Ainsi, la FFRT bénéficie d’une certification ISO 9001 depuis janvier 2013. Les praticiens professionnels de l’annuaire en ligne de notre fédération bénéficient d’un processus de certification selon la norme ISO 17024.

Autre repère : notre fédération de reiki n’accepte jamais parmi ses écoles et ses praticiens de formation toute personne pratiquant de telles dérives du reiki.

Qu’est-ce qui fait un caractère ou une dérive sectaire ?

Evidemment, aucune pratique n’est sectaire. Mais ce sont les êtres humains qui font la pratique, qui peuvent être sectaires.

Il convient donc avant tout de vérifier qui est la personne à qui l’on a affaire :

  • quel est son parcours de formation,
  • ce qu’elle met à disposition pour vérifier ce qu’elle prétend
  • qui et comment elle est validée dans sa pratique. La lignée Usui n’est aucunement une sécurité à ce sujet. De plus, toute absence de transparence peut cacher des déviations très importantes.

Ainsi, toute dérive du reiki n’entraîne pas une dérive sectaire. Mais il relève de la responsabilité de chacun d’être vigilant pour lui-même.

Bref, plus la personne peut prouver, avec des écrits d’origine du fondateur, ce qu’elle prétend, moins les risques de dérives sectaires sont présents.

Eviter les déviations du reiki

Une chronologie à connaître

Il faut juste avoir à l’esprit les dates suivantes :

  • 1926 : mort subite du fondateur du reiki, Mikao Usui. Il écrivait que le reiki est une pratique d’arrêt du mal de vivre. Mais aussi qu’il utilisait la méditation et le toucher.
  • A compter de 1926 : grâce à Hayashi, le reiki devient une méthode de guérison du corps. On n’a plus besoin de méditer. Mais on pose les mains sur certains organes pour guérir des maladies.
  • 1942 : le gourou sectaire vietnamien Dang invente le concept d’énergie universelle. Celle-ci doit être canalisée chez la personne pour la guérir de ses maladies.
  • A compter de 1942 : grâce à Takata, le reiki devient une méthode de canalisation de l’énergie universelle, pour guérir le corps des maladies.

En conséquence, après le passage d’Hayashi et de Takata, le reiki d’Usui n’existe plus. Il a été transformé en méthode ésotérique.

Un marketing basé sur une « lignée Usui »

Dans le reiki dévié, on acquiert le pouvoir de canaliser l’énergie universelle grâce à des rituels d’initiation. Comme l’énergie universelle a un pouvoir de guérison, il n’y a rien à apprendre que poser les mains « où on le sent », et « laisser faire ».

C’est l’énergie qui fait tout, parce qu’elle sait où aller !

Une grande majorité de praticiens optent pour la forme déviée du reiki, par facilité. En effet, ils n’ont pas besoin de suivre des études sur le fonctionnement humain, qui, normalement, demandent du temps.

Aujourd’hui, il est connu qu’environ 85% des personnes ont eu affaire à une déviation du reiki.

Un marketing basé sur la rapidité

De plus, les résultats promis sont rapides et sans effort. C’est un business très lucratif, qui encourage des personnes insuffisamment formées à se déclarer professionnelles.

Car il est plus facile et plus vendeur sur le plan marketing de former les personnes en prétendant que l’initiation va les rendre compétentes… Et de leur faire croire qu’elles sont praticiennes professionnelles au bout de 2 jours.

En somme, c’est comme si vous disiez que vous pouviez devenir sophrologue, naturopathe, psychanalyste, en 2 jours…

Un marketing basé sur l’effet placebo

Le reiki dévié fonctionne parce qu’il s’appuie sur l’effet placebo.

C’est-à-dire que la croyance qu’il est possible de régler ce qui ne va pas, mais aussi de guérir, vite et bien, aide la personne à se conditionner pour qu’elle puisse dire « ça marche ».

Il est triste de constater que des personnes en souffrance, tellement désireuses d’aller mieux, soient prêtes à tout croire, pourvu qu’on les sorte rapidement et sans effort de leur souffrance.

Il est scandaleux de voir des praticiens profiter de cette souffrance pour acquérir une relation de pouvoir sur la personne et lui prendre son argent au passage.